Aller au contenu

Snowboard

Comment prendre une barre de slide en snowboard ?

Le premier slide se prend sur une box, pas sur un rail. Approche, position sur la barre, sortie et chute : la progression pas à pas, en français.

Un snowboardeur glisse sur une box dans un snowpark

Pour prendre une barre de slide en snowboard, commencez sur une box large posée au ras de la neige, entrez dans l’axe à vitesse modérée, planche à plat, et glissez en 50-50 (la planche dans l’axe du module), genoux souples, regard sur la sortie. Le rail fin ne vient qu’après, quand la box est devenue facile. Tout se joue sur trois points : une approche droite, une semelle parfaitement à plat sur le module et une sortie maîtrisée. Ce guide en français complète les vidéos, qui montrent le geste mais expliquent rarement la progression.

Le vocabulaire du slide

Le slide (on dit aussi jib) a gardé son vocabulaire anglais, hérité du skate. Quelques termes à connaître avant d’aller au snowpark :

TermeCe que c’est
BoxModule large et plat, recouvert de plastique glissant. Le plus tolérant.
RailBarre métallique, ronde ou plate, plus étroite qu’une box.
Ride-onModule sur lequel on entre directement depuis la neige, sans sauter.
50-50Glisser avec la planche dans l’axe du module. La première figure à apprendre.
BoardslideGlisser avec la planche perpendiculaire au module, le module entre les deux pieds.
LipslideComme le boardslide, mais en passant la planche par-dessus le module à l’entrée.
Nose press, tail pressGlisser en appui sur l’avant ou sur l’arrière de la planche.
KinkRail ou box qui change de pente en cours de route. Pour plus tard.

Les prérequis

La barre de slide n’est pas un exercice de débutant. Avant de vous lancer, vous devez :

  • Enchaîner des virages contrôlés sur une piste bleue et vous arrêter rapidement des deux côtés.
  • Glisser tout droit, planche à plat, sans accrocher de carre : c’est le geste de base du slide.
  • Faire un petit ollie à plat, utile dès que le module est surélevé. Il est détaillé dans notre guide pour sauter en snowboard.
  • Connaître les règles du snowpark : attendre son tour, ne jamais stationner en sortie de module.

Si ces bases ne sont pas encore solides, revenez au guide pour apprendre le snowboard : sur une barre, la moindre carre qui accroche se paie tout de suite.

La progression, de la box au rail

Étape 1 : la box au ras du sol

Cherchez dans le snowpark la box la plus large et la plus basse, idéalement un ride-on dont l’entrée est au niveau de la neige. Faites d’abord un passage à côté pour voir sa longueur et la sortie. Puis entrez dessus en 50-50 : c’est simplement de la glisse tout droit sur une surface différente.

Étape 2 : allonger et stabiliser

Répétez le 50-50 jusqu’à traverser toute la box sans corriger, en sortant droit. Ensuite seulement, essayez une box un peu plus longue ou un peu plus étroite.

Étape 3 : la box surélevée

Quand l’entrée est au-dessus de la neige, il faut monter dessus avec un petit ollie. L’objectif n’est pas la hauteur : il s’agit de poser la planche à plat sur le module, en douceur, les deux pieds en même temps.

Étape 4 : le premier rail

Choisissez un rail droit, plat ou large, de préférence en ride-on. La glisse est la même, mais la surface est plus étroite : la moindre carre posée fait partir la planche. Restez en 50-50 tant que vous ne passez pas le rail proprement à chaque fois.

Étape 5 : le boardslide

Le boardslide se tente d’abord sur une box large au ras du sol. À l’entrée, faites pivoter la planche d’un quart de tour avec les jambes, le haut du corps restant tourné vers la sortie du module. En fin de module, ramenez la planche dans l’axe pour sortir. C’est une figure plus engagée : la box reste votre terrain d’entraînement longtemps.

L’approche et l’appel

La vitesse d’approche se règle en observant. Regardez les riders qui passent le module proprement : d’où partent-ils ? Prenez le même point de départ. Trop lent, vous vous arrêtez au milieu du module ; trop vite, vous perdez l’équilibre et la sortie devient une chute.

Dans les derniers mètres, la planche doit être droite, dans l’axe du module, et à plat. Pas de virage de dernière seconde, pas de carre engagée. Les épaules sont alignées avec la planche, les genoux souples, et le regard passe du début du module à la sortie. Sur une box surélevée, l’appel est un petit ollie, ou un simple allègement des jambes sur un module bas.

La position sur la barre

Une fois sur le module, restez centré : poids réparti sur les deux pieds, genoux fléchis, bras légèrement écartés pour corriger l’équilibre, bassin au-dessus de la planche. Gardez le regard sur la sortie du module, jamais sur vos pieds. Le geste clé est de garder la semelle parfaitement à plat. Sur la neige, la carre vous porte ; sur une barre, une carre qui touche le métal fait partir la planche d’un coup.

Si la planche commence à glisser de côté, c’est souvent que vous êtes trop grand : fléchissez un peu plus.

La sortie et la chute

La sortie compte autant que l’entrée. Restez à plat jusqu’au bout du module, puis posez la planche à plat sur la neige, genoux souples, et laissez filer quelques mètres avant de tourner ou de freiner. Dégagez ensuite la zone de sortie.

Si vous sentez que vous partez, quittez le module par le côté et cherchez à retomber sur les pieds, sur la neige. Ne mettez pas les mains sur la barre et ne tendez pas le bras pour vous rattraper. Les chutes sur une barre métallique peuvent être violentes : casque obligatoire, et une protection dorsale, un short de protection et des protège-poignets sont recommandés.

Les erreurs les plus fréquentes

  • Se pencher en arrière par peur : la planche devient instable et fuit vers l’avant.
  • Regarder la barre au lieu de la sortie : le corps se crispe.
  • Arriver de travers ou en virage : la planche entre sur une carre.
  • Brûler les étapes en passant au rail rond ou au kink sans maîtriser la box.
  • Insister en fin de journée, jambes fatiguées : c’est souvent là que se produisent les chutes.

S’entraîner chez soi

L’équilibre sur une surface étroite se travaille hors neige. Quelques exercices simples, deux ou trois fois par semaine pendant l’automne :

  • Planche d’équilibre (type rouleau sous une planche) : 3 x 1 minute, genoux fléchis, regard devant soi.
  • Marche sur une ligne au sol puis sur une poutre basse : 3 allers-retours, en position de snowboard.
  • Équilibre sur un pied, les yeux fermés : 3 x 30 secondes par jambe.
  • Squats sur coussin d’équilibre : 3 x 12.

Le skate reste le meilleur complément : glisser sur un trottoir, un bord de rampe ou une barre de skatepark demande le même placement. Pour aller plus loin, voyez notre article sur le skate comme entraînement croisé. Vous trouverez les autres guides techniques dans la rubrique snowboard.

Barre de slide en snowboard : vos questions

Faut-il commencer par une box ou par un rail ?

Par une box. Elle est plus large, souvent plus basse, et son revêtement en plastique pardonne davantage les petites erreurs de placement. Commencez par une box au ras de la neige en 50-50, puis une box surélevée. Passez au rail seulement quand vous traversez la box proprement à chaque passage, planche à plat et sortie droite, et choisissez d’abord un rail droit et large.

Quelle est la différence entre un 50-50 et un boardslide ?

En 50-50, la planche glisse dans l’axe du module, comme une glisse tout droit : c’est la première figure à apprendre. En boardslide, la planche est perpendiculaire au module, qui passe entre vos deux pieds ; il faut faire pivoter la planche d’un quart de tour à l’entrée et la ramener dans l’axe à la sortie. Le boardslide est nettement plus engagé.

Comment s'entraîner au slide sans neige ?

Travaillez l’équilibre sur une surface étroite : planche d’équilibre, marche sur une poutre basse en position de snowboard, équilibre sur un pied les yeux fermés, squats sur coussin. Le skate est le meilleur complément, car glisser sur un bord de trottoir ou une barre de skatepark demande le même placement du corps. Deux ou trois séances courtes par semaine pendant l’automne suffisent.

Partager cet article

À lire ensuite