Aller au contenu

Préparation physique

Préparation physique ski : le plan de 6 semaines

6 semaines, 3 séances par semaine : un plan précis avec test d’entrée, tableau complet et variantes sans montagne pour arriver prêt en station.

Une personne fait des descentes contrôlées sur un escalier en bord de mer, avec un sac et une gourde au sol.

Si vous vivez au niveau de la mer et partez une semaine par an en station, vous pouvez arriver prêt avec un plan simple, daté et réaliste. L’objectif de cette préparation physique ski est clair : encaisser les longues descentes, mieux contrôler les freinages, limiter la fatigue des cuisses et savoir si vous êtes prêt avant de chausser. Commencez par un test d’entrée, puis suivez 6 semaines à raison de 3 séances par semaine, avec force, travail excentrique, équilibre et cardio par intervalles.

Ce plan vaut pour le ski alpin et, dans une large mesure, pour la préparation physique snowboard, avec un accent encore plus utile sur l’équilibre, les cuisses et le gainage. Si vous pratiquez déjà la préparation physique le reste de l’année, vous aurez une base, mais le ski demande un travail très spécifique sur les freinages et les changements d’appui.

Le test d’entrée pour savoir d’où vous partez

Avant la première semaine, faites deux tests simples après 8 à 10 minutes d’échauffement, par exemple marche rapide, montées de genoux légères et squats au poids du corps.

  • Test de chaise ski contre un mur : dos au mur, genoux proches de 90°, pieds largeur bassin, bras croisés. Chronométrez une seule tentative. Arrêtez si la technique se dégrade.
  • Squat sur une jambe assisté : tenez-vous à une porte ou à un support stable. Faites 5 répétitions par jambe en descendant lentement. Notez l’écart droite-gauche, la stabilité du genou et la profondeur atteinte sans douleur.

Repères pratiques, sans en faire un verdict médical : si la chaise ski devient très difficile avant 45 secondes, commencez prudemment. Entre 45 et 90 secondes, la base est moyenne. Au-delà de 90 secondes avec une posture propre, vous avez déjà un socle utile. Sur le squat une jambe, l’important est surtout la symétrie et le contrôle. En cas de douleur au genou, à la cheville ou au dos, mieux vaut demander l’avis d’un professionnel de santé.

Comment organiser vos 3 séances par semaine

Le format est volontairement simple : 3 séances non consécutives, par exemple lundi, mercredi, samedi. Gardez au moins 24 heures entre deux séances lourdes pour les cuisses. Si votre agenda est chargé, une bonne routine d’entraînement à domicile suffit largement, à condition de tenir les 6 semaines.

  • Séance A : force et excentrique, 35 à 45 minutes.
  • Séance B : équilibre, gainage, mobilité, 25 à 35 minutes.
  • Séance C : cardio par intervalles, 30 à 40 minutes.

Le travail excentrique, c’est le fait de freiner en contrôlant la descente, par exemple sur une fente lente ou un squat lent. C’est exactement ce que demandent beaucoup de virages en ski, surtout quand les cuisses brûlent déjà.

Le plan de 6 semaines, semaine par semaine

Semaine Séance A, force et excentrique Séance B, équilibre Séance C, cardio intervalles
1 Squat 3 x 10, descente 3 s, fentes arrière 3 x 8 par jambe, step-down 3 x 6 par jambe, chaise 3 x 30 s Équilibre 3 x 30 s par jambe, gainage face 3 x 30 s, gainage côté 2 x 20 s, mobilité chevilles 2 x 10 10 x 30 s rapide, 60 s lent, en côte légère, escaliers ou vélo
2 Squat 3 x 12, descente 3 s, fentes marchées 3 x 10 par jambe, step-down 3 x 8, chaise 3 x 40 s Équilibre yeux ouverts avec rotations de tête 3 x 30 s, gainage face 3 x 35 s, côté 2 x 25 s 12 x 30 s rapide, 60 s lent
3 Squat une jambe assisté 3 x 6 par jambe, fentes arrière 4 x 8, descente lente 4 s, chaise 4 x 40 s Équilibre avec reach avant 3 x 6 par jambe, petits sauts latéraux 3 x 20 s, gainage 3 x 35 s 8 x 45 s rapide, 75 s lent
4 Bulgarian split squat 3 x 8 par jambe, step-down 4 x 8, squat 3 x 10, descente 4 s, chaise 4 x 45 s Équilibre sur coussin ou serviette pliée 3 x 30 s, sauts latéraux 4 x 20 s, gainage 3 x 40 s 10 x 45 s rapide, 75 s lent
5 Split squat 4 x 8 par jambe, squat 4 x 8, descente 4 s, fentes freinées 3 x 10, chaise 4 x 60 s Équilibre dynamique 3 x 40 s, sauts quart de tour 3 x 6, gainage 3 x 45 s 6 x 1 min rapide, 90 s lent
6 Réduction du volume : squat 2 x 8, fentes 2 x 8, step-down 2 x 6, chaise 2 x 45 s, tout propre et sans fatigue résiduelle Équilibre léger 2 x 30 s, mobilité et gainage 15 à 20 min 6 x 30 s rapide, 60 s lent, séance facile 4 à 5 jours avant le départ

Sur chaque mouvement, gardez 60 à 90 secondes de repos. Pour les descentes lentes, comptez vraiment les secondes. C’est cette maîtrise qui manque souvent quand on vit loin de la montagne.

Les exercices avant ski à garder absolument

Si vous deviez retenir peu de choses, gardez celles-ci. Elles couvrent l’essentiel des exercices avant ski pour un amateur.

  • Squat avec descente lente : développe cuisses et contrôle. 3 à 4 séries de 8 à 12 répétitions.
  • Fentes arrière ou split squat : renforce chaque jambe séparément, utile pour les déséquilibres. 3 à 4 séries de 8 répétitions par jambe.
  • Step-down depuis une marche : travail très proche du freinage en descente. Commencez sur une marche d’escalier standard.
  • Chaise ski : simple, rude, efficace pour tenir la position. Montez de 30 à 60 secondes selon la semaine.
  • Petits sauts latéraux : utiles pour la coordination et l’acceptation de charge d’une jambe à l’autre.
  • Gainage face et côté : le tronc stable aide à garder les appuis propres quand les jambes fatiguent.

Pour la préparation ski, la qualité compte plus que le nombre. Un genou qui s’effondre vers l’intérieur, un dos arrondi ou une descente bâclée font perdre une partie du bénéfice.

Que faire quand on vit sans montagne

Vous n’avez pas besoin de dénivelé alpin pour progresser. Il faut surtout recréer des contraintes proches : freinage, appuis, répétition et souffle. Si vous avez lu un plan plus court sur les sports d’hiver accessibles sans neige, celui-ci va plus loin grâce à une progression sur 6 semaines et un vrai critère de préparation pour votre semaine en station.

  • Escaliers : montez normalement, descendez lentement en contrôlant. Très utile pour l’excentrique.
  • Dunes : dans les Landes, le sable crée une instabilité intéressante, surtout pour les mollets, les appuis et le cardio.
  • Sable plat : pour des fentes, des marches dynamiques et des intervalles courts. Réduisez les volumes au début.
  • Côte courte : 20 à 60 secondes d’effort, récupération en marchant. Très bon substitut au cardio spécifique.

Le niveau de la mer pose surtout un problème d’habitude à l’effort prolongé, pas d’impossibilité. Les effets de l’altitude sur l’effort existent, mais pour une semaine de ski loisir, votre marge de progression se joue d’abord sur les jambes, le contrôle et la récupération.

Ce qui vaut aussi pour le snowboard

La préparation physique snowboard repose sur des bases proches : cuisses, gainage, chevilles, équilibre et cardio fractionné. Deux nuances méritent d’être ajoutées. D’abord, les appuis restent plus longtemps asymétriques, donc les exercices unilatéraux sont très utiles. Ensuite, les chutes et relèvements répétés demandent de la mobilité de hanches et un peu plus de travail de tronc.

Ajoutez, si vous partez en planche, 2 séries de 8 à 10 relevés depuis le sol en gardant les mains le moins possible, plus 2 séries de rotations de tronc lentes. Et si c’est votre première semaine, lisez aussi bien débuter en snowboard pour éviter de confondre condition physique et technique.

Le critère simple pour vous dire prêt avant le départ

À la fin de la semaine 6, refaites les deux tests d’entrée dans les mêmes conditions. Vous pouvez vous considérer prêt pour une semaine au ski loisir si vous cochez la majorité de ces points :

  • chaise ski tenue 90 secondes avec posture propre ;
  • squat une jambe assisté, 5 répétitions de chaque côté sans gros écart de stabilité ;
  • 6 intervalles de 1 minute réalisés sans baisse nette de rythme ;
  • pas de courbatures lourdes 48 heures après la dernière grosse séance.

Pensez aussi à l’hydratation avant et pendant le ski, car l’air froid et sec, l’altitude et l’enchaînement des descentes peuvent faire sous-estimer les besoins. Pour tenir 5 à 6 jours de glisse, la récupération après les séances compte autant que l’entraînement, avec sommeil, marche légère et repas réguliers.

Préparation physique ski : vos questions

Quel muscle fait travailler le ski ?

Le ski alpin sollicite surtout les quadriceps, les fessiers, les ischio-jambiers, les mollets et la sangle abdominale. En pratique, les quadriceps brûlent vite car ils freinent et stabilisent longtemps. Le tronc sert à garder de bons appuis, surtout quand la neige se dégrade en fin de journée.

Quels sont les trois types de préparation physique ?

Pour un amateur qui part au ski, on peut distinguer trois axes simples : la force, le cardio et la coordination, qui inclut l’équilibre. Dans ce plan de 6 semaines, vous travaillez les trois avec une séance force et excentrique, une séance équilibre et gainage, puis une séance cardio par intervalles.

Quel est le syndrome du skieur ?

Cette expression désigne souvent une douleur de genou liée aux contraintes répétées, parfois à l’avant du genou après de longues descentes ou un manque de préparation. Ce n’est pas un diagnostic précis. Si la douleur persiste, s’accompagne de gonflement ou gêne l’appui, mieux vaut consulter un médecin.

Partager cet article

À lire ensuite