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Autres glisses

Stand up paddle : un sport complet, une préparation au surf et trois règles de sécurité

Bien pagayer, c'est travailler le dos et le tronc, pas seulement les bras. Le stand up paddle devient alors un sport complet et un bon complément du surf, à condition de respecter le leash, le gilet et le vent.

Un pratiquant de stand up paddle sur un lac calme, gilet et leash à la cheville

Le stand up paddle (SUP) consiste à se tenir debout sur une grande planche et à avancer à la pagaie, sur un lac, une rivière ou la mer. C’est un sport plus complet qu’il n’en a l’air : bien pratiqué, il fait travailler le dos, les épaules, les abdominaux et les jambes, qui stabilisent en permanence. Pour un surfeur, c’est aussi une excellente préparation : on y gagne de l’équilibre, de la rame et une lecture de l’eau, même les jours sans vagues. À condition de respecter trois règles de sécurité qui ne se discutent pas : le leash, le gilet, et jamais de sortie par vent de terre.

Un sport complet, à condition de bien pagayer

Le reproche qu’on fait souvent au stand up paddle, c’est d’être une balade. C’est vrai si l’on pagaie avec les bras seulement, le dos rond. Bien exécuté, le geste part du tronc : on plante la pale loin devant, on se penche en avant en gardant le dos droit, et l’on ramène le corps vers la pagaie plutôt que la pagaie vers soi, grâce à une rotation des épaules et du bassin.

Les muscles sollicités

  • Le grand dorsal et le haut du dos, qui tirent la pagaie dans l’eau.
  • Les épaules et les triceps, surtout le bras du haut qui pousse sur la poignée.
  • Les abdominaux et les obliques, qui transmettent la force et assurent la rotation.
  • Les jambes et les chevilles, qui travaillent sans arrêt en petites corrections d’équilibre, d’autant plus que l’eau est agitée.

Les cuisses et les mollets fatiguent vite au début, parce qu’on se crispe. Avec l’habitude, les genoux restent souples et l’effort se reporte sur le tronc.

La tenue de la pagaie

Une main sur la poignée, l’autre sur le manche, à peu près à l’écartement des épaules ou un peu plus. La pale est inclinée vers l’avant, dans le sens de la marche : le coude de la pagaie pointe devant vous. Tenir la pagaie à l’envers est l’erreur la plus courante des débutants, et elle rend chaque coup moins efficace.

Pour la longueur, une règle simple en balade : votre taille plus 15 à 25 cm. Les pagaies réglables permettent de l’ajuster et de la raccourcir un peu par vent ou en vagues.

Le dos et la posture

Le mal de dos après une sortie vient presque toujours de la même cause : pagayer penché en arrondissant le dos, jambes tendues. Gardez les pieds parallèles à la largeur des hanches, de part et d’autre de la poignée de transport, les genoux légèrement fléchis, et pliez-vous à partir des hanches. Le regard porte loin devant, pas sur la planche.

Le stand up paddle comme préparation au surf

Le SUP est une bonne réponse aux semaines sans houle sur la côte landaise. Il entretient le haut du dos sollicité à la rame, travaille l’équilibre debout sur un support instable et garde le contact avec l’eau. Il y a trois façons de l’utiliser :

  • En endurance, sur eau plate : 45 minutes à une heure à allure régulière, pour le fond et le dos. Les lacs landais et les courants abrités se prêtent bien à ce type de sortie.
  • En fractionné : 8 à 10 accélérations de 30 secondes, récupération d’une minute en pagayant tranquillement. C’est un bon substitut aux séances de rame intensives.
  • En vagues : le stand up paddle surf, sur une planche plus courte, oblige à lire la houle et à se placer au pic. C’est une discipline à part, qui demande d’avoir déjà une bonne aisance debout sur eau plate.

Cela ne remplace pas la séance de surf : la rame allongée et le take-off ne se travaillent pas sur un SUP. Pour revoir ces bases, la méthode pour apprendre le surf reste la référence. Mais en complément, deux sorties de stand up paddle par semaine aident à arriver en forme le jour où la houle revient. Les autres routines de la rubrique préparation physique complètent bien ce travail.

Gonflable ou rigide pour débuter

CritèreGonflableRigide
StabilitéTrès bonne sur les modèles largesBonne, variable selon la forme
Transport et rangementTient dans un sac, se range dans un placardBarres de toit et place au garage
GlisseMoins efficace, plus sensible au ventMeilleure glisse, plus rapide
Résistance aux chocsEncaisse bien les cailloux et les pontonsSe raye et se marque plus facilement
Usage idéalBalade, initiation, lacs et rivièresRandonnée longue, vitesse, surf

Pour débuter, une planche gonflable large est le choix le plus simple : beaucoup de modèles d’initiation mesurent autour de 10’6 (environ 3,20 m) pour 32 pouces (environ 81 cm) de large, avec une épaisseur de 6 pouces (15 cm). Gonflez-la toujours à la pression indiquée par le fabricant : sous-gonflée, elle plie au milieu et devient instable. Si vous visez la vague, un rigide plus court viendra plus tard.

Sécurité : leash, vent de terre, gilet

Le stand up paddle a l’air sans danger parce qu’on avance lentement. Le risque vient d’ailleurs : la planche offre une grande prise au vent, et un pratiquant fatigué peut se faire emmener sans pouvoir revenir.

Le leash

Le leash relie votre cheville ou votre mollet à la planche. En cas de chute, la planche reste à portée : c’est votre flotteur. En mer et sur lac, on l’attache à la cheville ou au mollet. En rivière, c’est l’inverse : un leash de cheville peut s’accrocher à une branche ou à un obstacle immergé et vous maintenir sous l’eau. On utilise alors un leash de ceinture à largage rapide.

Le vent de terre

Le vent de terre souffle de la côte vers le large. Sur la plage, l’eau paraît calme et la sortie facile, car on est poussé. Le retour, contre le vent, peut devenir impossible. Règle simple : si le vent vient de la terre, on ne sort pas. Par vent de face, partez toujours contre le vent pour rentrer avec lui dans le dos.

Le gilet

Un gilet ou une aide à la flottabilité est fortement conseillé, et imposé dans certains cas. En mer, la réglementation française (Division 240) fixe l’équipement obligatoire selon la distance d’éloignement d’un abri : renseignez-vous auprès d’un club ou d’une école avant de partir au large. Sur un lac froid, l’hiver, le gilet n’est pas négociable. Côté tenue, adaptez-la à la température de l’eau, pas à celle de l’air ; le guide pour choisir sa combinaison selon la saison s’applique aussi au SUP.

Si vous aimez pagayer et glisser à la fois, le waveski se pratique assis dans les vagues, et d’autres glisses à la pagaie restent à découvrir.

Une première sortie type

  • Choisissez un plan d’eau calme, sans vent de terre, et partez accompagné.
  • Échauffez-vous 5 minutes sur la plage : rotations d’épaules, de bassin, squats légers.
  • Commencez à genoux sur la planche pour trouver l’équilibre, puis relevez-vous un pied après l’autre au centre, à la hauteur de la poignée.
  • Pagayez 20 à 30 minutes en alternant les côtés toutes les 5 à 8 coups pour aller droit.
  • Entraînez-vous à tomber sur le côté, loin de la planche, puis à remonter par l’arrière ou le côté.
  • Finissez par 5 minutes d’étirements des épaules et des ischio-jambiers.

Stand up paddle : vos questions

Combien coûte un stand up paddle ?

Les prix varient beaucoup selon le type de planche. Un stand up paddle gonflable d’entrée de gamme, vendu en pack avec pagaie, leash et pompe, se trouve pour quelques centaines d’euros ; les gonflables de meilleure qualité et les rigides coûtent nettement plus. Pour débuter, la location à l’heure ou à la demi-journée permet de tester avant d’acheter, et le marché de l’occasion est fourni.

Quel muscle fait travailler le stand up paddle ?

Le stand up paddle sollicite surtout le grand dorsal et le haut du dos, qui tirent la pagaie, les épaules et les triceps, ainsi que les abdominaux et les obliques, qui transmettent la force par la rotation du tronc. Les jambes et les chevilles travaillent en continu pour l’équilibre. Si vous pagayez uniquement avec les bras, ce sont les épaules qui fatiguent : le geste doit partir du tronc.

Qu'est-ce que veut dire SUP ?

SUP est l’abréviation de l’anglais stand up paddle, que l’on peut traduire par pagaie debout. Le terme désigne à la fois la pratique, se tenir debout sur une planche et avancer à la pagaie, et la planche elle-même. La discipline est née à Hawaï, et se décline en balade, randonnée, course, yoga sur planche et stand up paddle surf dans les vagues.

Quelle est la durée de vie d'un stand up paddle ?

Il n’existe pas de donnée publique fiable sur la durée de vie d’une planche : elle dépend de la qualité de fabrication, de l’usage et surtout du rangement. Pour un gonflable, évitez de le laisser gonflé en plein soleil, rincez-le à l’eau douce et rangez-le sec. Pour un rigide, surveillez les chocs et réparez vite les fissures pour éviter les infiltrations d’eau dans la mousse.

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